Soeurs Ursulines de Tildonk

UN RAPPORT SUR LES FEMMES EN RDC

“Les femmes sont nécessaires comme candidates.”

Badylon  Bakiman.

Concerne: les femmes candidates aux élections du 28 novembre en RDC.

Les femmes ne font partie que de 12 pourcent des quelques 18.000 candidats qui se présenteront pour les élections au Parlement de la République Démocratique du Congo le 28 novembre.

Selon le Cadre Permanent de Dialogue pour les Femmes au Congo, un groupe de pression en faveur du gendre, seulement 42 des 500 membres de l’actuelle Assemblée Nationale – la chambre basse du Parlement – soit 8,4%, sont des femmes.  Parmi les 108 membres du Sénat, il n’y a que cinq femmes, soit 4,4 %, tandis que les gouvernements provinciaux n’ont que 43 femmes comme représentantes, soit 6,8 % sur un total de 632. 

En annonçant son programme de campagne en septembre, le président Joseph Kabila – qui se présente pour être élu à nouveau le 28 novembre – a décrit la RDC comme une nation «qui émerge», qui possède une réserve d’intelligence et de savoir-faire et un pouvoir régional au cœur de l’Afrique, mais il n’a rien dit de précis sur sa manière de répondre aux demandes des femmes.

Le chef de l’opposition, Etienne Tshisekedi, à la tête du parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, a mis l’accent sur le patriotisme, l’unité nationale, le développement et le changement pour améliorer la gouvernance du pays, mais il n’a fait aucune mention des femmes.

Françoise Ikwapa, de la Ligue des Femmes pour le Développement, l’Education et la Démocratie, croit que les programmes des deux principaux candidats présidentiels, n’accordent aucune garantie pour l’égalité du gendre, bien que l’Article 14 des Constitutions exige que le gouvernement œuvre en ce sens.

Malgré la présence de la plus grande mission de pacification de l’ONU, la Mission des Etats-Unis pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO), des groupes armés, dont le Forces Démocratiques pour la Libération du Ruanda, (un groupe exilé de rebelles Ruandais connu en Français sous le sigle de FDLR), et les forces armées de la RDC elles-mêmes, sont accusés de continuer à violer sans impunité, particulièrement à l’est du pays. 

Un article dans l’édition de février d’une revue publiée par le MONUSCO déclare: «Environ 2OO.OO0 femmes ont été violées en RDC durant les 12 dernières années de guerre.»

En d’autres domaines, des mariages précoces et un accès insuffisant aux soins de santé durant la grossesse et l’accouchement mettent la vie des femmes en danger.

Des candidates féminines trouvent de plus en plus de voix sur ces problèmes et d’autres, alors que des groupes non-gouvernementaux ont doublé leurs efforts pour augmenter le nombre de femmes élues, y compris par l’organisation de cercles de leadership féminin et par une clinique électorale qui soutient les candidates pendant leur campagne.  Plusieurs forums ont été organisés dans ce but à travers le pays entre 2010 et 2011.

Jeanne Lembwa Kabange, une candidate qui se présente à l’élection au Lubumbashi pour le Mouvement pour l’Intégrité des Peuples, projette d’organiser un lobby en vue d’une législation qui protège les femmes, mais elle dit que les femmes ne devraient pas considérer les hommes seulement comme des opposants.  «Les femmes ne doivent pas négliger leurs partenaires masculins.  Ensemble, ils développeront le pays par une action complémentaire», a-t-elle déclaré.

«Dès que je suis élue comme membre du Parlement, j’essaierai de proposer des lois qui favorisent l’indépendance économique des femmes et de lutter contre la pauvreté», a affirmé Georgette Biebie.  Biebie est candidate au Parlement, et si elle est élue, elle promet d’inciter le gouvernement à agir pour réduire la mortalité maternelle et mettre plus efficacement en œuvre des lois qui protègent les enfants, les femmes, et les gens handicapés.

Biebie ajoute: «J’essayerai d’agir dans la lutte contre la violence à l’égard les femmes et contre le changement de climat, et d’obtenir un accès aux Fonds Verts afin d’encourager les femmes à développer leur production agricole, tout en protégeant les forêts».